Notre-Dame du Puy

Située sur le versant nord de la vallée du Célé, l’église paroissiale Notre-Dame-du-Puy domine la ville de Figeac. Avec l’abbatiale Saint-Sauveur, qui s’élève sur les bords de la rivière, elles forment les deux pôles autour desquels s’est développée la cité médiévale. Sa construction débute entre 1270 et 1280 selon un plan à transept saillant et à nef à deux collatéraux avec un clocher central. Celui-ci sera achevé au XIVe siècle avec l’aménagement des chapelles funéraires dans les collatéraux. Cet édifice a subi de nombreuses transformations au XVIIe siècle suite aux guerres de Religions. Malgré quelques travaux effectués à la fin du XIXe siècle, son aménagement intérieur reste encore aujourd’hui très marqué par la Réforme catholique.

Une légende raconte qu’au VIIe siècle, le fleurissement d’une aubépine en plein hiver aurait indiqué l’emplacement du futur édifice à Anastase, premier abbé légendaire de Saint-Sauveur qui souhaitait faire bâtir une église dédiée à Marie. Cette histoire est à l’origine du nom de l’église du Puy, Notre-Dame-la-Fleurie, dont le premier prêtre fut Aimar. Le bâtiment ne semble pas révéler de traces si lointaines. Les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle. Cependant, des fouilles récentes et des éléments remployés dans l’église actuelle attestent de la présence d’un monument antérieur. Ces indices d’une première église n’ont pas pu être datés.
Durant les guerres de Religion, les protestants occupèrent la ville de 1576 à 1622. Contrairement aux autres édifices religieux de la ville, l’église du Puy fut préservée car elle se situait dans l’enceinte de la citadelle. Lorsque les protestants quittèrent la ville, les catholiques démolirent la citadelle, dont une partie de l’église. La seconde moitié du siècle fut donc consacrée à sa reconstruction et sa décoration par Antoine Laborie, curé de 1658 à 1699, édificateur de la Réforme catholique à Figeac. En 1683, le plan intérieur fut modifié selon les exigences de la Réforme catholique. Un vaste vaisseau central, large de quinze mètres fut alors crée. Il comprenait la nef et les chapelles funéraires latérales auxquelles furent supprimées les murs de séparation formant ainsi les collatéraux modernes. Après ces modifications, l’enveloppe architecturale reçut en 1696 un retable monumental dédié à la Vierge.

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