qui suis-je ?

, par Père Guillaume

Me voici installé au presbytère de Figeac comme Vicaire dans cette équipe sacerdotale à peine renouvelée. Vous devez vous demander un peu qui je suis, d’où je viens, qu’est-ce qui m’anime ? Je me prête volontiers à ce petit questionnaire.
Je réponds au nom de “Père Xavier” car j’avoue ne pas tellement aimer être appelé par mon seul prénom, non par simple cléricalisme (vous constaterez vite que ce n’est pas un sentiment qui m’anime), mais plutôt parce qu’il correspond mieux à la raison pour laquelle je me trouve parmi vous, à votre service, au service de vos âmes : je suis prêtre.

1. Pourriez évoquer vos racines (terre natale , souvenirs familiaux ...) et nous donner une idée de votre itinéraire avant d’arriver chez nous ?

Mon arrivée dans le Lot en 2012, accueilli par Mgr Turini, était pour moi comme un “retour aux sources”, aux sources des racines familiales, puisque mon père est pur lotois (Larribe est un nom de famille très présent dans la région de St Céré), né à Aynac de parents tous les deux aynacois. Enfant, j’ai beaucoup aimé passer une partie des grandes vacances chez ma grand-mère, particulièrement avec mon cousin qui me faisait arpenter les bois du Ségala ou taquiner le goujon dans les petits cours d’eau autour du fameux Château d’Aynac. J’aimais surtout accompagner ma grande tante “à la tournée”, tôt le matin, quand elle partait à la Poste chercher les journaux de son magasin, l’“Epargne”, et les distribuait aux abonnés dans le village.
Avant d’arriver, mon parcours a été plutôt mouvementé. J’ai 57 ans et ai été ordonné prêtre à 33 ans, après 5 ans d’études dans une Université Pontificale de Rome, au sein d’une petite Communauté religieuse dans laquelle j’ai passé près de 25 ans. J’ai exercé mon ministère en Italie, en Picardie, au Québec, en Normandie et maintenant dans le Quercy ! Avant ? Je me destinais à devenir Expert-Comptable, mais l’appel de Dieu a été plus fort !

2. Pouvez-vous nous confier quelque(s) exemple(s) d’expériences pastorales qui vous ont marqué ?

Le premier dont je peux vous parler, c’est celui que je viens de quitter : chapelain à Rocamadour. Vivre en ces lieux où, adolescent, je me rendais à pieds en pèlerinage depuis Brive-la-Gaillarde, ma ville natale ; et où j’ai eu l’immense joie de venir célébrer une de mes toutes premières Messes ; a été un grand honneur. Pouvoir servir l’Eglise auprès de Notre-Dame a été le plus bref mais le plus marquant des ministères que l’on m’a confié.
En 24 ans de sacerdoce, j’ai eu surtout le rôle de Vicaire dans différentes paroisses de type plutôt rural. Et j’ai beaucoup apprécié cette façon d’être prêtre : accompagner dans les grands moments de la vie ceux vers qui l’Eglise m’envoyait. La pastorale auprès des jeunes a toujours eu une grande place dans mon ministère.

3. Quels sont vos principaux centres d’intérêt (comme prêtre ou comme chacun d’entre nous...) ?

Plus jeune, le sport occupait une bonne partie de mon temps. Etudiant, j’allais beaucoup au cinéma. Tout en gardant un certain intérêt pour mes passions d’antan, sans toutefois pouvoir les pratiquer comme autrefois, j’occupe depuis bien des années beaucoup de temps à la prière régulière, celle du Bréviaire que récitent tous les jours les prêtres et tous les consacrés, mais aussi la magnifique prière du Rosaire tant recommandée par Marie lors de chacune de ses apparitions sur terre...

4. Vos premières impressions après votre nomination à Figeac, et vos attentes par rapport à vos nouveaux paroissiens ?

Vous comprendrez aisément qu’il n’a pas été facile pour moi de quitter le service du Sanctuaire de Rocamadour - et de Notre-Dame - après tout juste un an. Mais j’arrive dans votre secteur paroissial avec beaucoup d’enthousiasme, heureux de faire équipe avec votre jeune Curé, le Père Guillaume, et le “plus jeune encore” (au moins en nombre d’années de sacerdoce...) Vicaire paroissial, le P. Jean-Pierre ! ;-)
Figeac a la réputation d’être une paroisse dynamique, très active, fervente, où la charité est inventive (1Th 1, 3), etc. Je suis certain de n’être en rien déçu.​

(article publié dans Echos du Haut Quercy, n° 582 d’octobre 2017)

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