Notre Dame du Puy

, par Anne-Marie

L’Eglise actuelle n’est pas l’édifice primitif, entièrement disparu, mais l’œuvre composite de tous les siècles, du Moyen-Âge à nos jours. La plus ancienne période de construction apparaît dans les trois absides, aujourd’hui dissimulées par l’immense retable et que l’on peut dater des XIIème et XIIIème siècles.
Mais l’histoire allait laisser des traces et l’église fut en partie détruite !

C’est à M. de Laborie, à partir de 1658, que revint le redoutable honneur de remettre en état cette ruine. Curé du Puy pendant de longues années, il eut le temps de reconstruire presque entièrement l’édifice avec un art si proche du gothique, avec des remplois si fréquents qu’il est parfois difficile de s’y reconnaître. On lui doit, de façon certaine, la nef centrale, étonnamment large (15 mètre) et au moins une partie du bas-côté sud. Pour offrir plus de lumière et d’espace au buffet d’orgue, pour permettre de construire un clocher de façade, il laissa à la première travée la disposition ancienne en cinq nefs.
Plus que la nef centrale, pourtant vaste et belle, ce qui frappe d’étonnement le visiteur d’aujourd’hui, c’est le monumental retable, œuvre puissante d’artistes locaux à qui M. de Laborie s’adresse. Toute une architecture de bois de noyer sculpté dissimule l’abside centrale et se développe au-dessus des deux passages qui s’enfoncent vers l’ombre des absidioles. La date en est donnée sur le ruban qui surmonte le grand tableau de l’Assomption : « Veni, veni coronaberis 1696 ».

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