Pour une visite de l’abbatiale Saint Sauveur

, par Secrétariat

Abbatiale Saint-Sauveur

Vestige d’une abbaye clunisienne du XIe s., l’abbatiale est aujourd’hui encore le lieu du culte rendu à Dieu. Son architecture raconte une histoire, mais fait revivre aussi un monde de symboles pour évoquer des réalités spirituelles et sacrées.
L’édifice est orienté vers l’Orient, vers le soleil levant, symbole du Christ ressuscité. On entre par la grande porte à l’ouest de l’église et devant nous se dresse la nef, vaisseau de pierre qui conduit vers l’autel, point central de l’église.
Dans son ensemble, l’église est comme un organisme humain : la grande nef représente le corps, le transept forme les bras, et le chœur, la tête.

Les fonts baptismaux
(première chapelle à droite de l’entrée)

Le baptême est le premier sacrement d’initiation de l’Église : il marque l’entrée dans la communauté chrétienne. Les fonts baptismaux sont donc placés près du porche principal de l’église.
À Figeac, la vasque des fonts baptismaux date du Moyen Âge (XIIIe siècle). La chapelle est ornée d’un groupe sculpté du XIXe siècle représentant le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste.
« Jésus arriva de Nazareth en Galilée et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Aussitôt, comme il remontait de l’eau, il vit les cieux ouverts, l’Esprit descendait sur lui comme une colombe et du ciel venaient ces paroles : « Tu es mon Fils, le Bien-Aimé, c’est toi qu’il m’a plu de choisir. »
Évangile de Marc 1,9-11

La nef

La nef est le lieu symbolique où se rassemble le Peuple de Dieu.

« Après cela, j’ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! »
Apocalypse 7, 9-10

La nef de Saint-Sauveur, construite du XIe au XIIIe siècle, associe les styles roman et gothique. Sa voûte a été reconstruite au XVIIe siècle après les guerres de Religion.

Les vitraux de la nef, situés très en hauteur, créent, dès l’entrée, une ambiance de recueillement colorée et lumineuse. Ils représentent la procession rutilante de trente-huit grands saints et saintes qui nous entraînent vers le chœur à la découverte du mystère du Salut.

À la croisée du transept, devant le chœur, se retourner pour voir l’orgue. Construit en 1860 par le facteur d’orgues parisien Stoltz et restauré en 2013, son buffet majestueux domine la nef avec ses 27 jeux et ses 1800 tuyaux. Il anime les offices et soutient la prière des fidèles mais, aussi, les amateurs de musique viennent souvent l’écouter pour des concerts aux programmes variés.

Les croisillons sud et nord du transept donnent à l’église sa forme de croix latine. Ils sont éclairés par deux rosaces. Au sud, autour de la Vierge couronnée, un ensemble d’anges musiciens symbolise l’harmonie céleste et, au nord, le Christ en majesté, entouré de dix apôtres, se montre dans la plénitude de son rayonnement.
photo n°23

Le chœur

Face à la croisée du transept se trouve l’autel. Le prêtre y célèbre le repas eucharistique en mémoire de la Cène à la veille de la mort du Christ :
« Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » Prenant la coupe il rendit grâces et la leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour une multitude en rémissions des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. »

Évangile de Matthieu 26, 29
Par le pain et le vin, Jésus se rend présent et nous donne amour et vie.

Les vitraux du chœur constituent un véritable catéchisme de couleurs et de lumière. Chaque tableau établit le lien entre les annonces prophétiques de l’Ancien Testament et leur réalisation dans le Nouveau Testament en la personne de Jésus : le péché originel d’Adam et Ève est contrebalancé par la conception immaculée de Marie ; la scène de l’Annonciation est mise en relation avec le buisson ardent de Moïse :deux manifestations de Dieu en faveur de l’humanité... Et, au centre du chœur, la descente de croix, signe de mort, est dominée par l’image resplendissante du Christ ressuscité, qui donne son nom à notre église : l’ « abbatiale Saint Sauveur ».

Le déambulatoire

Il sépare le chœur et les chapelles absidiales. Pour bien séparer le sacré et le laïc, de hautes grilles protègent le chœur.
Le déambulatoire permet l’accès des fidèles aux chapelles qui abritaient souvent des reliques de saints.
Ici, se trouvent cinq chapelles. Aux extrémités, deux grandes chapelles : une dédiée à Marie et l’autre à Joseph.
La chapelle centrale évoque les travaux des champs avec saint Fiacre, patron des jardiniers, saint Verny, patron des vignerons, et saint Isidore, patron des laboureurs.
Et de part et d’autre, on trouve la chapelle de sainte Germaine de Pibrac et la chapelle de sainte Lucie.

La chapelle Notre-Dame de Pitié

Au fond du transept sud à droite de la nef, on accède à une chapelle séparée du corps principal de l’église.
C’est l’ancienne salle capitulaire, où les moines se réunissaient autour de l’abbé pour leur enseignement et les délibérations communautaires.
De style gothique sobre, sa construction remonte à la seconde moitié du XIIIe siècle. Son plan est presque carré, le volume intérieur est divisé par des colonnes courtes sans chapiteau.
Au XVIIe siècle cette salle a été transformée en lieu de culte pendant la reconstruction de l’église ruinée. Elle est alors décorée avec des panneaux en noyer, peints ou dorés, de grande qualité. Ils représentent la Passion de Jésus. Devant l’autel on reconnaît la Cène, dernier repas de Jésus avec ses disciples.
De chaque côté de l’autel, deux grands bas-reliefs : la Descente de Croix à gauche, la Mise au Tombeau à droite. À leur partie inférieure, Marie transpercée par sept poignards et le rêve de Jésus enfant endormi sur une croix. Dans la niche centrale trône la statue de la Vierge Marie avec son fils mort sur les genoux : c’est à elle, Notre-Dame de Pitié, que la chapelle est dédiée. Le mur à gauche de l’autel présente plusieurs scènes de la Passion.
Les baies ouvrent sur l’actuelle place de la Raison, autrefois occupée par le cloître. Les vitraux du XIXe siècle racontent la vie de Marie et sa participation à la Passion de Jésus.
Au delà de son décor, cette chapelle est importante aujourd’hui dans la vie des chrétiens de la paroisse Saint-Sauveur, mais également pour les pèlerins et les nombreux touristes qui la visitent. Lieu de recueillement, de paix et de silence, elle est aussi un lieu du culte : on y célèbre la messe en semaine en fin de journée ; les enfants de Figeac y sont souvent baptisés.
Elle est un lieu d’adoration pour ceux qui s’y rassemblent le vendredi soir et pour les groupes qui s’y retrouvent pour prier.

« Je vous salue Marie, pleine de grâce.
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. »

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