Facture d’Orgue, un peu de vulgarisation

, par Samuel

La facture d’orgue est un métier et un art. Elle permet de créer et de faire sonner un orgue selon un cahier des charges défini.

La facture d’orgue est pratiquée par le facteur d’orgue ou organier (à ne pas confondre avec organiste).

Vu la complexité de l’instrument, on peut dire que la facture d’orgue réunit différents métiers : menuisier, ébéniste, électricien, plombier, fondeur, ajusteur, accordeur, ...

Schéma de la mécanique d’un orgue
Schéma de principe. Le tout est à multiplier par le nombre de registres et le nombre de claviers.

Pour pouvoir sonner, l’orgue à besoin d’air. Autrefois fourni par des soufflets actionnés par un souffleur, il l’est aujourd’hui par un moteur électrique. L’air, par le porte vent, arrive au sommier. De son côté l’organiste, actionne les touches des claviers et les registres pour faire sonner tel ou tel tuyau.

Schéma d’un sommier.

Zoomons sur le sommier. Afin de faire sonner un tuyau, il s’agit un peu d’un jeu de touché-coulé. En effet, pour pouvoir sonner l’air doit pouvoir accéder au tuyau, il faut donc libérer tout le conduit.
Donc en premier, l’organiste, tire un registre (ou jeu) permettant d’aligner les trous de la chape, du registre, du faux-registre et de la table.
En deuxième action, l’organiste appuie sur une note au clavier. Cela a pour effet de mettre en mouvement toute une mécanique qui, au final, permet de faire baisser une soupape, permettant à l’air d’accéder à la gravure correspondante.

Différents tuyaux

Enfin, afin de mieux comprendre toute la complexité du travail du facteur d’orgues, il faut comprendre que beaucoup de tuyaux existent, de tailles et de formes différentes. Certains sont à anche (comme une clarinette), d’autre à bouche (comme une flûte à bec). Chaque tuyau, en fonction de sa taille, de ses proportions et de sa "technologie" donnera un son différent.

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